Articles de Nolwenn au Liban

Source : http://www.lorient-lejour.com.lb/

Nolwenn Leroy au Liban : une star pour la Star Academy
Une star pour la Star Academy Liban ! Nolwenn Leroy, grande victorieuse de la cuvée 2002 de Star Academy
France, haut la main, haut la voix, est arrivée à l'aéroport de Beyrouth, hier, à 14 heures, après un petit retard
de 15 minutes. Émue, elle laissera s'échapper un « Ouaou » à la vue du groupe de fans, une centaine, qui
l'attendaient, avec des pancartes et autres preuves d'amour. Nolwenn est invitée à participer au « prime »,
vendredi soir, sur la LBCI. Les téléspectateurs pourront alors se plonger dans ses yeux où brillent des
étoiles et sa voix, profonde et inoubliable.

Nolwenn Leroy : une voix, un regard, une présence. (Photo Émile Eid)
C'est en décembre 2002, quelques jours avant Noël, que la star académicienne Nolwenn est devenue la star
Nolwenn Leroy. « Joyeux Nolwenn », ont même hurlé ses fans, tellement heureux de sa victoire contre
Oucine, en France comme au Liban, où elle reste jusqu'à samedi ; promettant, déjà, de revenir très vite, car «
le Liban, c'est très tendance ! »
Un look de rockeuse sur une voix de chanteuse lyrique. Troublant. Un faux air d'Adjani, des yeux d'un bleu
tellement profond que l'on s'y noie très vite ; et une voix légèrement « cassée » ce matin, mais toujours
tellement envoûtante. L'étoile montante vient de pénétrer dans la pièce. Quelques vocalises sous forme de «
ouiouiouiouioui », histoire de se faire du bien, et d'emblée, le mini-public qui l'attend dans ce bureau est
définitivement cloué. Nolwenn Leroy est touchée, mais reste étonnée par l'engouement et la fidélité des
Libanais. « Je ne me rendais pas compte de l'impact de la Star Academy au Liban. Je n'en reviens pas. » La
brune de l'édition 2002, qu'on disait froide, mélancolique et distante, est tout simplement une pro. De son
enfance à Saint-Yorre, des conflits avec son père qui abandonne très tôt la famille largement étalés dans la
presse people, elle garde cette mélancolie presque naturelle et le nom de sa mère, Leroy. De ses cours de
violon, puis ses cours de chant classique, qu'elle accomplira au Conservatoire de Vichy puis à celui de
Clermont-Ferrand, elle a retenu la technique, un peu froide, qui consiste d'abord à prendre sa passion au
sérieux. Son passage chez Armande Altaï, qui la fascine, l'encourage à participer à la Star Ac'.
L'année Nolwenn
Le reste est connu, suivi durant des mois par des milliers d’inconditionnels : des duos fabuleux avec
Phil Collins, Lara Fabian, Luz Casal, Lionel Ritchie ou encore Laurent Voulzy et dont elle dira : « Souvent, on
s'aperçoit que les plus grands sont les plus humbles » ; des conflits avec les autres élèves, « c'est difficile, car
nous avons tous des caractères forts, de vivre 4 mois ensemble dans un château. Mais on a toujours tout
déballé, ce qui a rendu nos relations très saines. Je les aime tout simplement » ; une pseudoromance avec le
répétiteur Mathieu Gonet,« Mathieu était un ami, il l'est toujours. Dans ce genre d'émission, il faut bien faire
couler un peu d'encre. On raconte souvent tout et n'importe quoi, c'est le prix à payer, mais j'en suis
ressortie plus grande et plus forte » ; et enfin une victoire écrasante. « Je n'ai jamais été critiquée
artistiquement, il n'y a que cela qui aurait pu me toucher. Si, lors de la demi-finale avec Emma, j'avais perdu,
j'aurais quand même été très fière. C'était une finale avant la finale, deux personnes, deux physiques et deux
styles complètement différents. » Nolwenn nous avait prévenus et rassuré avant de répondre à nos
questions : « J'y vais cash ! » Dire les choses ne la dérange pas ; ni être elle-même ; imposant dès les
premiers jours un genre, une voix, qui ne correspondent pas ou si peu au format de l'émission dont elle fut
la gagnante, mais dont elle aurait pu être la victime. Passant sans transition et sans mal d'élève à star, l'année
2003 fut placée, pour elle, sous le signe du bonheur et du succès. Une rencontre avec Laurent Voulzy, un
premier album et deux titres phare, Cassé et Suivre une étoile, longtemps en tête des ventes ; le NRJ Music
Award pour la révélation francophone de l'année 2003, et enfin une tournée « Star Ac’ » avec ses
amis, « un de mes plus beaux souvenirs ». Elle précise, « se retrouver ensemble, rencontrer le public, dans
des salles et des stades remplis de milliers de gens qui frôlaient l'hystérie... ça restera l'aventure de ma vie.
Quel que soit l'avenir de chacun d'entre nous, on sait bien qu'on ne revivra jamais une chose pareille.
C'était unique, on l'a vécu à fond ». Enchaînant avec une deuxième tournée,
cette fois-ci en solo, qu'elle poursuit encore à travers toute la France, après avoir comblé l'Oympia et le Zénith, elle
confie, sans fard : « Au début, c'était un peu compliqué de me retrouver seule sur scène. Car je puisais ma force en
eux, mes potes. Maintenant, je la prends de mon public. » Et d'ajouter : « J'aime la scène, on ne peut pas tricher. »
Aujourd'hui, Nolwenn, qui tient à rectifier, « je suis quelqu'un de joyeux, mais ça ne se voit pas », a deux priorités :
préparer un second album avec son complice et ami Laurent Voulzy et reprendre très vite la route pour une nouvelle
série de concerts un concert est même prévu au Liban en mai ou juin prochain . Suivre son étoile, en somme.
Alors, lorsqu'elle vous fredonne, a cappella, juste pour le plaisir, les premières notes de cette chanson qui, finalement,
lui ressemble fort, on sait très bien pourquoi le public la suivra. Pour ce moment d'émotion pure.
Carla HENOUD